La crise sportive de l’OGC Nice a franchi dimanche soir un cap inquiétant. Terem Moffi a été placé en arrêt de travail jusqu’à dimanche, tandis que Jérémie Boga s’est vu remettre une ITT d’au moins 5 jours, après avoir été violemment agressés par des supporters à leur retour du match de Lorient.
Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!Une confrontation qui dégénère
Après une sixième défaite consécutive toutes compétitions confondues (3-1 à Lorient), près de 400 supporters s’étaient massés devant le centre d’entraînement pour exprimer leur colère. Ce qui devait être une explication tendue s’est transformé en scène de violence inédite dans le football français.
Un supporter a été autorisé à entrer dans le bus pour confronter les joueurs et les menacer. Malgré leurs réticences initiales, les joueurs ont fini par descendre du véhicule, déclenchant alors une escalade incontrôlable.
Des violences ciblées
Jérémie Boga et Terem Moffi ont subi crachats, coups de poing et de pied au corps et dans les parties intimes ainsi qu’insultes parfois racistes. Les supporters reprochaient à Boga d’avoir offert des places à des proches marseillais pour le match contre l’OM, et à Moffi d’avoir été filmé en train de plaisanter après la défaite à Lorient.
Le directeur sportif Florian Maurice a également été pris pour cible et frappé avant d’être exfiltré par la sécurité. Le gardien Yehvann Diouf est parvenu à aider son coéquipier Jérémie Boga à échapper à ses agresseurs.
Un club en crise profonde
Cette violence survient dans un contexte déjà délétère pour le Gym, qui occupe une décevante dixième place en Ligue 1 et pointe à la dernière position de son groupe en Ligue Europa. L’entraîneur Franck Haise, dont l’avenir semble incertain, était d’ailleurs visé par des chants hostiles avant que la colère ne se reporte sur les joueurs.
Le président Fabrice Bocquet, qui n’était pas présent lors des incidents, et la direction du club ont enchaîné lundi les réunions de crise pour gérer cette situation sans précédent. La question de la sécurité des joueurs et de l’encadrement se pose désormais avec acuité, alors que le club traverse la période la plus difficile de son histoire récente.
Cette dérive violente marque une rupture grave entre l’institution et une partie de ses supporters, et soulève de sérieuses questions sur l’avenir du club azuréen.
